Bah voilà, c'est parti :
Le collier maudit.
Chapitre I : Gaelia
Un simple coup de téléphone a parfois des conséquences désastreuses.
Il y a trois mois, le soir de mes dix-sept ans, j'étais dans mon lit, à l'internat, en train de lire un livre fort passionnant sur le Moyen Âge lorsque j'entendis des bruits derrière ma porte...
Je me levai et allai voir ce que c'était, je reconnu rapidement les voix de Justine, Hannah et Lydie, mes meilleures amies.
Je les fis entrer dans ma chambre et leur demandai ce qu'il y avait.
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On a une surprise pour toi, répondit Justine.
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Ceci, dit Hannah en montrant une boite.
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Joyeux anniversaire Alice, me dirent-elles en ch½ur.
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Merci vous trois, leur dis-je en les embrassant.
Je pris la boite ; c'était une jolie boite en bois de chêne gravée d'un demi X, coupé à l'horizontal, surmonté d'une barre, sur le couvercle ; le dessin était noir mais il y avait un triangle rouge au croisement des barres. Je l'ouvris et découvris un superbe collier d'argent avec un médaillon en forme de corps humain mais sans attribut féminin ou masculin.
Nous continuâmes à discuter toute la soirée.
Quelques jours plus tard, je reçus un étrange coup de téléphone : une voix rauque, gutturale et sifflante qui me dit quelques mots.
«
Je vous préviens... Le collier que vous venez d'avoir est maudit... Je vous conssseille de vousss en débarrasssssser. »
Je décidai de passer outre de ce drôle d'avertissement et de l'oublier, ce devait juste être une blague,... mais comment savait-il que je venais d'avoir un collier ?
Le lendemain, je sortis faire une course ; j'avais mis mon beau collier et repensai au coup de téléphone du jour précédent ; je sentis monter en moi une peur étrange lorsque j'entendis le rugissement d'une voiture au bout de la rue. Le temps de m'apercevoir qu'elle fonçait sur moi, elle n'était plus qu'à une dizaine de mètres. À ce moment, j'aperçus une porte entrouverte dans le mur à côté de moi, je plongeai dedans au moment où la voiture s'écrasait sur le mur.
Je me sentis tomber comme si c'était le vide autour de moi ; d'ailleurs il faisait noir et je ne voyais rien ; c'est sur ces pensées que je m'évanouis, la peur du vide s'emparant de moi.